L'humidité est l'ennemi numéro un du chauffage au bois. Un bois trop humide chauffe moins, fume davantage et encrasse le conduit. Bien mesurer et bien sécher, c'est gagner du rendement et de la sécurité.
Pourquoi l'humidité coûte cher
Lorsqu'on brûle du bois humide, une grande partie de l'énergie produite sert à évaporer l'eau qu'il contient au lieu de chauffer la pièce. À 30 % d'humidité, on perd facilement 20 à 30 % de pouvoir calorifique.
La combustion est aussi plus sale : davantage de fumée, de particules et de créosote dans le conduit, ce qui augmente le risque de feu de cheminée et la fréquence de ramonage.
Mesurer l'humidité
La méthode la plus fiable consiste à fendre une bûche et à planter un testeur d'humidité au cœur du bois fraîchement coupé. On vise moins de 20 %, idéalement 15 %. Un bois qui sonne creux, fendu en étoile et gris clair est généralement prêt.
Méfiez-vous des apparences : un bois peut sembler sec en surface et rester humide à cœur pendant de longs mois.
Sécher correctement
Empilez le bois sur une palette, jamais à même le sol, en laissant de l'air circuler entre les bûches. Exposez le tas au soleil et au vent, avec le côté le plus large face aux vents dominants. Comptez 12 à 24 mois pour un séchage naturel complet selon la région et l'essence.
Un abri ouvert sur les côtés vaut mieux qu'un abri fermé : la ventilation est plus importante que la protection contre la pluie.
Les signes d'un bon bois
Un bon bois de chauffage est léger, sonne creux, présente des fentes de séchage en étoile sur les extrémités et une écorce qui se détache facilement. À l'achat, demandez systématiquement un contrôle du taux d'humidité ou faites-le vous-même.
